AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
La garde à vue de Kévin T., suspecté d’être l’auteur de l’attentat à caractère raciste ayant fait un mort et cinq blessés vendredi à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, a été suspendue à la suite d’un examen psychiatrique, a annoncé dimanche le Parquet national antiterroriste (Pnat).
Dans un communiqué, le parquet précise qu’à l’issue d’un examen psychiatrique réalisé samedi soir, le suspect a été transféré à l’Infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (IPPP), où il doit être soumis à une période d’observation susceptible de durer 48 heures.
Cette période doit permettre « d’apprécier si son état de santé psychiatrique est compatible avec la possibilité de poursuivre ses auditions », selon le Pnat, qui précise que sa garde à vue est suspendue pendant cette évaluation.
Le parquet indique également que « l’analyse toxicologique a permis de révéler la présence de cannabis et de cocaïne dans son sang ».
Les gardes à vue de plusieurs membres de l’entourage familial et amical du suspect se poursuivent, ajoute la même source.
Pour rappel, selon les éléments communiqués par le parquet, l’homme aurait ouvert le feu vendredi vers 10 heures à Trappes, visant successivement un véhicule occupé par une mère et sa fille, une maison de santé, puis plusieurs personnes dans différents secteurs de la commune.
Un homme a été mortellement touché au square Louis-Pergaud.
Le suspect aurait ensuite poursuivi son parcours vers La Verrière, où plusieurs autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans grièvement atteinte.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé sur la plateforme américaine X un « crime terroriste, un crime raciste », exprimant sa solidarité avec les victimes et leurs proches.
Il a également salué le courage des policiers ayant procédé à l’interpellation du suspect, assurant que les investigations se poursuivraient sous l’autorité du parquet antiterroriste.
Le Pnat a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec une circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une origine ou une religion déterminée.