AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Quatre proches de Kévin T., l’auteur présumé de l’attaque raciste qui a fait un mort et cinq blessés vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, ont été remis en liberté dimanche, selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), cité par les médias français.
Ces membres de son entourage familial et amical avaient été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Une fillette de 12 ans figure parmi les blessés.
Le suspect, âgé de 39 ans, avait été interpellé peu après les tirs à l’arme automatique. Le Pnat a annoncé dimanche la suspension de sa garde à vue pour raisons psychiatriques et son transfert à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police pour une période d’observation pouvant durer 48 heures.
Selon une source proche de l’enquête citée par les médias français, Kévin T. suit un traitement contre la schizophrénie.
- Nuñez maintient la qualification d’« attentat terroriste raciste »
Interrogé lundi sur BFMTV-RMC, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé qu’une éventuelle schizophrénie du suspect ne remettait pas en cause le caractère terroriste et raciste de l’attaque.
« Ça ne change rien à la gravité de l’acte, au fait que ce soit un attentat terroriste raciste », a-t-il déclaré.
« Ça reste un individu mû par la haine, le racisme et il a tué pour ça. C’est du terrorisme », a poursuivi le ministre, attribuant l’attaque à « l’ultradroite ».
Le Pnat a ouvert une enquête notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison de l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.