Canada (AA)
La Türkiye a officiellement présenté vendredi la candidature de Feridun Sinirlioğlu, secrétaire général de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), au poste de secrétaire général des Nations unies, ont indiqué des sources du ministère turc des Affaires étrangères.
Cette initiative intervient dans un contexte d’impasse dans le processus de désignation, après que le dernier scrutin informel du Conseil de sécurité de l’ONU, organisé vendredi, s’est achevé sans résultat concluant, selon les mêmes sources.
Dans une lettre datée de vendredi et adressée aux présidents de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant permanent de la Türkiye auprès des Nations unies, Ahmet Yildiz, a transmis la lettre de nomination du président Recep Tayyip Erdogan, conformément à la Charte des Nations unies et à une résolution de l’Assemblée générale.
Dans sa lettre adressée à Aglaia Balta, représentante permanente de la Grèce et présidente en exercice du Conseil de sécurité, Erdogan a fait référence à un courrier daté du 25 novembre 2025, qui avait lancé le processus de sélection.
Le président turc a mis en avant les plus de 40 années d’expérience diplomatique de Sinirlioğlu, notamment en tant que ministre des Affaires étrangères et représentant de la Türkiye auprès de l’ONU. Il a également rappelé sa nomination, en 2023, à la tête d’une mission d’évaluation indépendante sur l’Afghanistan.
« Au regard de la vision stratégique dont j’ai personnellement été témoin, de sa connaissance approfondie du système des Nations unies et de son engagement indéfectible envers les principes de la Charte des Nations unies, je suis convaincu que l’ambassadeur Sinirlioğlu possède l’expérience et la culture du consensus nécessaires pour diriger l’Organisation des Nations unies », indique la lettre de nomination du président turc.
Pour obtenir le soutien du Conseil de sécurité, un candidat doit recueillir au moins neuf voix, tandis que chacun des cinq membres permanents – les États-Unis, la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni – peut bloquer une candidature en exerçant son droit de veto.
Le candidat finalement retenu par le Conseil de sécurité devra ensuite être nommé par l’Assemblée générale, une étape généralement considérée comme une formalité une fois qu’un consensus a été trouvé au Conseil.
Le mandat de l’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, prendra fin le 31 décembre.
Huit candidats ont jusqu’à présent été officiellement présentés : la diplomate costaricienne Rebeca Grynspan, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Argentin Rafael Grossi, l’ancien président sénégalais Macky Sall, l’ambassadrice du Guyana auprès de l’ONU Carolyn Rodrigues Birkett, l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le responsable politique et diplomate ougandais Olara Otunnu et la diplomate équatorienne Ivonne A-Baki.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir
Merve Gül Aydoğan Ağlarcı