ISTANBUL (AA)
La Conférence des Nations unies sur la biodiversité 2026 s’est achevée samedi en Arménie sur un avertissement concernant le retard pris par le monde dans la réalisation des objectifs mondiaux de protection de la nature, alors que les pays ont adopté une nouvelle feuille de route visant à accélérer les actions avant l’échéance de 2030.
Selon un communiqué, la conférence, qui comprenait la 17e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (COP17), a adopté la « Voie d’Erevan » (Yerevan Pathway), qui définit les priorités pour combler les lacunes identifiées lors du premier bilan mondial du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Ce bilan a révélé que le monde n’est pas en voie d’atteindre les 23 objectifs fixés pour 2030.
La feuille de route appelle à lutter contre les subventions préjudiciables à la nature, à accroître le soutien financier et technique aux pays en développement, à aligner les budgets nationaux sur les objectifs de biodiversité et à améliorer les mécanismes de suivi et de présentation des rapports.
« Au cours de ces deux semaines, nous avons démontré que les divergences peuvent être surmontées, que les engagements peuvent se transformer en décisions et que la coopération peut produire des résultats », a déclaré le président de la COP17, Hambardzum Matevosyan.
La conférence a également adopté des décisions concernant les aires protégées, la biodiversité forestière, la gestion durable de la faune sauvage, les espèces exotiques envahissantes, l’évaluation des risques liés aux organismes vivants modifiés, la biodiversité marine et côtière, la biologie de synthèse ainsi que l’intégration de la biodiversité dans les différents secteurs.
La secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, Astrid Schomaker, a exhorté les gouvernements à transformer leurs engagements en actions concrètes. Elle a souligné que les ressources devaient parvenir aux pays et aux communautés qui en ont besoin et que la biodiversité devait être intégrée aux décisions économiques.
La conférence a également été marquée par l’annonce de près de 2 milliards de dollars de nouveaux financements en faveur de la biodiversité.
Un autre résultat important a été l’accord sur les règles de fonctionnement d’un nouvel organe permanent consacré à l’article 8(j), connu sous le nom de « Lignes directrices de Sevan », visant à renforcer le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans les politiques mondiales relatives à la biodiversité.
La COP18 se tiendra en Équateur en 2028.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
Kanyshai Butun